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 › James William Henderson ‹

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James William Henderson



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MessageSujet: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:06

W A N A M P I
« Welcome to Wildfire's ranch »





    Nom :
    Henderson

    Prénom :
    James, William
    dit "Wanampi"


    Âge :
    39 ans

    Date & lieu de naissance :
    le 18 février 1970
    à Sydney, NSW, Australie


    Histoire :
    N'est-il pas plaisant de naître dans une famille si aisée, si richissime, si mondaine, si... altière ? Que le doute s'empare de chaque être alléché par les mondanités orgueilleuses de cet univers, coupables d'avoir brisé une enfance, une famille, voire une vie comme pour ce petit garçon de neuf ans né à Sydney, ayant fait la navette entre Palm Beach et la Gold Coast ou encore bien d'autres résidences prestigieuses, voyages prodigieux dans le monde.

    James. James William Henderson.




    Il n'avait connu sa mère que sept mois, lui qui a eu le tort d'être si pressé de parvenir dans ce monde d'hypocrisie ; elle avait succombé, suite à la prétention de son enfant, victime de complications et d'un organisme trop faible. Elisabeth avait largement préféré offrir la vie à son petit garçon qu'à la lui voler pour toujours, et elle avait pu trouver son réconfort dans les limbes ; quant à son tendre époux qu'elle avait décidé d'abandonner, ce cher William autrefois bon et amoureux, il pleurait sa belle qui l'avait quitté en souriant, joie inscrite à tout jamais dans l'esprit du père, jeune, brisé par cette séparation forcée. Par ailleurs, jamais James ne souffrit un jour de l'absence de sa mère ; pas une fois il ne réclama sa présence, celle d'une femme qui le protège des cauchemars la nuit lorsque le dreamcatcher en est comblé. Peut-on malgré tout le blâmer pour ce désintérêt impensable ?
    Il avait cependant découvert le rôle d'une mère à travers la personne d'Helen Riesling, à trois ans à peine, lorsque William Henderson parvint à trouver réconfort auprès de cette riche veuve. Celle-ci conçut avec son nouvel époux la petite Maggie, une tendre enfant que James considérait comme un merveilleux cadeau.

    En effet, Maggie était la seule qui avait le pouvoir d'illuminer la vie du petit garçon. Il s'émerveillait de la voir grandir et embellir chaque jour, un être si délicat et fragile que James protégeait. Sa petite sœur, elle, lui renvoyait autant d'affection qu'elle en recevait et on s'étonnait de les voir si proches l'un de l'autre. Alors qu'Helen tentait d'éduquer sa fille convenablement de façon à ce qu'elle devienne une demoiselle distinguée, Maggie préférait accompagner James dans ses aventures et salir ses petites robes à smocks, provoquant ainsi les colères foudroyantes de sa mère. Helen punissait sévèrement le petit garçon et allait fréquemment s'en plaindre à son mari, lui qui se préoccupait peu des enfants depuis qu'il s'était remarié ; entendant maintes plaintes à propos de son fils, William décida de le punir en l'envoyant dans un pensionnat renommé. Outré et frustré, non pas parce qu'il ne s'agissait même plus d'une menace mais d'un projet accompli, James avait sèchement reproché à son père qu'il l’avait préféré lorsqu'il était en deuil, indifférent à l'image et attaché à sa famille dont il ne cessait de se préoccuper au-delà des difficultés.

    William envoya James au Western Australia's Elite Unit for Boys à Perth alors que l'enfant avait à peine huit ans. Le petit garçon s'y était rendu la tête haute, haineux envers cette décision et convaincu qu'il devait prouver sa force face à ses parents ; quant à Maggie, jamais elle n'avait autant pleuré de sa vie. Helen tentait de la réconforter en disant qu'elle pourrait jouer avec les affaires de James mais la petite fille lui avait rétorqué qu'elle pouvait déjà le faire : elle voulait simplement son frère qui allait lui manquer affreusement.

    Bien que Perth fût une ville côtière aussi belle que Sydney, James s'y sentait cependant abominablement seul. Cela dit, le pensionnat offrait de nombreux divertissements que l’enfant finit par apprécier : l'un des modules inscrits dans le cours d'éducation physique était l'équitation. Les pensionnaires y apprenaient à monter à cheval ; ils touchaient à quelques disciplines différentes comme le saut, le cross, le dressage et un peu de voltige. James adorait ce sport : lorsqu'il rentrait chez lui certains week-ends et durant les vacances, il accompagnait sa belle-mère jusqu'aux écuries appartenant à l'une de ses amies, afin de rester au contact des chevaux. Helen aimait partir en balade ou même pratiquer la chasse à courre ; prétendant que les purs sangs de son amie étaient bien trop fougueux pour l'enfant qu'il était, elle abandonnait James aux bons soins de l'écuyer qui appréciait énormément la présence du petit garçon. En effet, James proposait toute son aide et quémandait des savoirs sur les chevaux. Secrètement, cet écuyer lui apprenait des techniques de débourrage et de monte, il sellait souvent un jeune étalon et le faisait travailler en piste avec l’enfant lorsque les jeunes femmes étaient parties en cavale. A leur retour aux écuries, Helen se moquait de James qui s'était sali, le traitant de cochon, de palefrenier sans tenue. Elle se demandait bien ce qu'avait fait ce gaillard durant tout ce temps et s'étonnait de ne pas avoir trouvé son cadavre mort d'ennui. James avait appris à ne plus réagir à ces réactions : il n'en était pas moins malheureux. Il avait hâte, parfois, de retourner à Perth pour s’éloigner le plus possible de cette femme détestable.

    L'Elite Unit comptait également pour ses nombreuses sorties scolaires à travers le continent. Exceptionnellement pour cette année-là, les pensionnaires allaient faire un voyage d’une semaine pour visiter l'outback australien du Queensland. Pour les plus âgés, cette excursion ferait l'objet de nombreuses interrogations et de travaux, le voyage serait également la belle introduction ou la bonne conclusion d'un chapitre. Pour les plus petits, comme pour James âgé dès lors de neuf ans, ce voyage scolaire n'était que pures découvertes. Cette nature sauvage émerveillait tellement cet enfant ! Les histoires que lui racontaient les adultes à propos des aborigènes le fascinaient ; la beauté des paysages l’hypnotisait ; l’atmosphère libre et insouciante, bien que dangereuse, charmait le petit garçon qui était tellement captivé par les explications du guide. James regrettait tellement n’avoir passé qu’une toute petite semaine dans ce monde de rêve.

    Il était convenu, avec les institutrices, que la famille Henderson viendrait chercher leur enfant et qu’elles n’auraient pas à s’en occuper concernant le voyage du retour : William et Helen avaient l’intention de faire découvrir l’endroit à Maggie et d’en profiter pour reprendre James chez eux durant les Springs Holidays. Le car était donc parti en laissant James à la réception du Redland Park comme décidé ; les heures semblaient extrêmement longues pour l’enfant qui tentait de s’occuper d’une façon ou d’une autre et qui s’était accidentellement mêlé à un groupe de touristes. Cependant, cela arrangeait bien le petit garçon qui reprenait plaisir à découvrir la flore et la faune sauvages et qui pouvait, cette fois-ci, prendre plus de temps pour s’approcher des choses et les contempler à son aise... si bien qu’il finit par égarer le groupe.

    Seul, perdu, livré à lui-même, James tenta de se souvenir des lieux dans lesquels il avait pu passer pour retrouver son chemin. Il se rendit compte au bout de longues heures de marche qu’il était définitivement égaré et il s’était alors arrêté au bord de l’eau, inconscient du danger qui lui semblait assez subliminal. Le ciel s’assombrissait et l’enfant, épuisé, s’endormit près d’un rocher bordant une eau limpide.

    A son doux réveil, James avait l’impression de flotter sur un nuage. Ni un réveil tonitruant, ni des pensionnaires bruyants, ni une dame de ménage ou une belle-mère excitée n’avait rompu ses rêves. L’enfant, en ouvrant les yeux, crut d’ailleurs qu’il y était toujours plongé ; mais la brise qui lui effleurait affectueusement le visage lui souffla la vérité au creux de l’oreille.
    Il s’était vivement relevé pour découvrir l’environnement qui l’entourait. De nombreux aborigènes poursuivaient le cours de la journée, bien entamée pour leurs projets journaliers, et il fut surpris de voir qu’il avait dormi à la belle étoile puisque les températures étaient chaudes, protégé des insectes par toutes sortes de moyens traditionnels. Une doyenne était venue, avec un large sourire ridé, lui souhaiter la bienvenue dans le « ngura ». Il n’y comprenait rien à ce qu’elle disait ; elle conclut cependant son bavardage en posant ses lèvres sur le front de l’enfant et par un mot particulier : wanampi.

    James était resté là durant les jours qui suivirent. Tout le monde l’appelait sympathiquement par le même surnom de wanampi ; tous lui prêtaient une attention particulière et lui apprenaient la langue aborigène de cet endroit, mettant l’étranger au courant qu’il existait plein de dialectes différents dans le pays. Surpris, James avait pu dire sa première phrase correcte dans la variante Anangu apprise pour marquer son étonnement.
    L’arrivée de ce petit garçon blanc était exceptionnelle pour tout le ngura, mais le camp se doutait que cet enfant serait recherché. Les autochtones le promenaient souvent dans le village de McKinlay, à une vingtaine de kilomètres du parc lui-même ; mais ce patelin rural était trop peu fréquenté pour que quelqu’un le reconnaisse. Jamais James n’avait vu autant de cow-boys dignes d’un Western américain ! Son arrivée s’était assez ébruitée mais personne ne vint le réclamer ; l’enfant en était presque heureux qu’on le laissait tranquille dans cet endroit si loin de la civilisation étouffante qu’il avait toujours connue. A contrecœur, il devait expliquer à ces personnes, qui parlaient mieux l’anglais que les aborigènes, qu’il vivait à Sydney mais que ses parents l’avaient envoyé à Perth pour le Western Australia’s Elite Unit for Boys. Tous les habitants de McKinlay avaient été outrés d’entendre que les Henderson n’étaient pas venus rechercher leur propre enfant et ils décidèrent de recueillir James parmi eux en attendant... mais en attendant quoi ? La totalité du patelin perdu de l’outback jugeait impensable de rendre un enfant qui avait été abandonné. Seul un homme, Ethan Barnes, qui tentait de se faire passer pour un businessman du walkabout, avait la ferme intention de rétablir les choses dans un intérêt particulier.

    John et Margareth Kingsley étaient un vieux couple propriétaire d’un immense domaine. Leur ranch était leur seule source de revenus, d’occupation et de bonheur ; ils effectuaient l’élevage pour la vente par tête de bétail ou la viande, mais également un peu d’agriculture. Ce couple possédait de nombreux drovers qui fascinaient James.
    Ce dernier avait poursuivi sa passion des chevaux : il avait eu l’occasion d’apprendre une nouvelle façon de monter et de comprendre les animaux. Bien vite, il eut la permission d’accompagner les cow-boys vers d’autres pâturages et, bien que des centaines de bœufs étaient entre-autre sous sa responsabilité, James se débrouillait sur le brave cheval pie qu’il juchait ; il se sentait si important maintenant qu’il faisait partie de ces convoyeurs mythiques. John Kingsley, qui accompagnait ce Long Paddock, était tellement satisfait de voir un garçon de la ville se prêter à cette tâche avec autant d’enthousiasme !
    Par ailleurs, à son retour au ranch, James s’était fait de nombreux autres amis mais il poursuivait ses visites dans le ngura, le camp aborigène qui l’avait recueilli. Il adorait y rester plusieurs jours pour suivre toutes les activités de ces autochtones...


Dernière édition par James William Henderson le Mar 4 Aoû - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:06

    Cette vie fut brusquement rompue au bout de trois mois. Les cours avaient pourtant repris depuis bien longtemps et l’Elite Unit n’avait pas rendu compte l’absence du jeune Henderson : il arrivait souvent que la famille parte durant de très longues vacances à l’étranger, souvent pour le travail de William Henderson, et qu’elle revienne plus tard déposer l’enfant à Perth. A l’opposé, Maggie s’impatientait de ne recevoir aucune nouvelle de James et Helen avait enfin daigné décrocher le téléphone pour satisfaire sa fille. L’Elite Unit eut la surprise de recevoir ce coup de fil...

    En réalité, les Henderson avaient bien pensé récupérer James au Redland Park mais le projet, suite à de nombreuses hésitations, était tombé à l’eau ; or l’Elite Unit pensait vraiment que James serait pris en charge sur place et ne se souvenait pas que les Henderson avaient changé d’avis.

    L’alerte fut immédiatement donnée. Les Henderson reprochèrent fermement à l’Elite Unit d’avoir abandonné leur enfant dans un endroit méconnu ; ils s’inquiétèrent d’autant plus que cela faisait trois mois qu’ils étaient sans nouvelle. Quelques temps plus tard, ils apprirent que James était en sécurité dans les alentours de McKinlay ; immédiatement, ils se rendirent sur place pour aller le récupérer.

    Cependant, James était parti en cavale avec deux amis dont un aborigène, accompagné d’un membre du personnel des Kingsley. Tous les quatre faisaient un tour de garde dans les alentours et espéraient revoir un jeune étalon dans les parages. Il s’agissait d’un cheval à la robe grise extrêmement claire, sauvage mais doté d’un grand pouvoir de séduction. Si les jeunes voulaient surtout l’approcher par curiosité, le ranch se préoccupait particulièrement de compter bien plus minutieusement ses poulinières afin que l’étalon ne vienne pas les voler une par une. Une dizaine de pouliches, à peine âgée de deux ans, avaient déjà pris la fuite avec ce voleur ; ce dernier n’avait pas craint le vieil étalon qui veillait sur elles et s’était battu contre lui. Il était également celui qui trouvait les points faibles des clôtures et qui les brisait. Un drover était parvenu à le capturer la veille mais il avait failli y laisser la vie : ce fut John Kingsley, accompagné de James, qui parvint à le libérer des cordes qui s’étaient à la fois emparées de l’indomptable cheval et de l’homme, traîné à travers les propriétés du ranch et percutant de nombreux obstacles. Mais si la corde avait pu être rompue et le drover sauvé, l’étalon avait continué sa course folle enroulé par les cordes : James craignait qu’il ne se blesse. Seul, il s’était éloigné du pick-up et, mettant en pratique les techniques de piste lors de la chasse des aborigènes, il parvint à retrouver le fugueur qui s’était bien amoché : il comptait de nombreuses brûlures et il venait de passer un antérieur dans la corde, dorénavant condamné à clopiner faute d’une jambe immobilisée. Ce handicap permit à James de l’approcher plus facilement ; la délivrance fut malgré tout très sportive. L’étalon ne cessait de se lever et de partir sur trois jambes en essayant de galoper, mais il trébuchait à plusieurs reprises et finit par se laisser toucher... l’espace d’un instant, suffisamment pour rompre les cordes, effectuer une caresse ; et il s’en était allé, non pas au galop de course, mais au pas serein. Il reprit seulement les allures supérieures bien plus tard, satisfait d’être à nouveau entièrement maître de ses mouvements.
    Cette rencontre motivait James pour retrouver l’entier et le revoir ; de tout le pays, il avait été le seul à avoir touché cet étalon un jour. John Kingsley était très fier de son petit protégé et il avait noblement raconté ses prouesses dans le pub de McKinlay. Tous reçurent l’information de ne pas abattre ce voleur de juments pour ne pas briser James et qu’il puisse éventuellement développer une entente avec ce cheval ; mais Ethan Barnes s’y opposa faiblement, laissant sous-entendre que cela n’en vaudrait pas la peine si la seule raison n’était que « James ».

    En effet, alors qu’ils avaient retrouvé l’étalon et que James tentait une seconde approche en agitant du grain, les Henderson débarquèrent au ranch des Kingsley. Un pick-up était donc apparu pour venir chercher le garçon et le ramener au ranch afin qu’il retourne chez lui...

    Si les retrouvailles avaient été chaleureuses de la part de William et d’Helen, le retour à la maison l’avait bien moins été. Durant le séjour de James dans l’Outback, la famille avait déménagé à Brisbane où Maggie attendait impatiemment le retour de son frère. Ce dernier se sentait coupable de lui avoir causé autant de soucis et de ne pas l’avoir prévenue de ses aventures, mais la petite comprenait entièrement qu’il ne pouvait pas le faire s’il ne voulait pas qu’Helen l’apprenne en le lui lisant. Alors, James prit le temps de tout lui raconter et de lui confier qu’il retournerait là-bas, avec elle si elle le désirait, et qu’il continuerait ses approches auprès de l’étalon...

    Presque deux années s’étaient écoulées depuis. James avait terriblement mûri depuis son aventure au ranch, il avait également acquis de belles performances en équitation. En effet, il avait dû choisir une option particulière en sport et il n’avait pas hésité à choisir le cheval : saut, dressage et cross étaient les disciplines pratiquées. Le jeune garçon, cependant, n’oublia jamais l’étalon sans nom qui vivait dans le bush.

    L’un de ses amis de l’Elite Unit, Nate, devait rendre un exposé sur les drovers ; ses parents proposèrent à James d’aller dans le Queensland, à la limite du Northern Australia, afin que Nate puisse pousser ses recherches et découvrir du pays en compagnie d’un ami qui connaissait un peu l’endroit.
    James ne demanda même pas la permission à William ou à Helen. Les parents de Nate tenaient particulièrement à ce que cet enfant vienne, et les Henderson n’avaient pas osé réprimander le garçon puisque la famille de Nate était propriétaire de quelques entreprises intéressantes.

    John et Margareth avaient été très heureux par cette prochaine arrivée. Lorsque James, Nate et ses parents atterrirent à l’aéroport de Julia Creek, John Kingsley ne pouvait cacher sa joie à travers son large sourire et ses brillants yeux rieurs.
    Pendant que Nate travaillait sur son exposé, James en profitait pour faire un tour à cheval et revoir sa famille aborigène. Cette dernière l’attendait de pied ferme et le garçon eut la surprise de se souvenir du dialecte et de pouvoir à nouveau le parler en leur compagnie. Il avait également eu l’occasion de revoir l’étalon sauvage qui avait embelli et qui était devenu tellement imposant. La tribu l’avait appelé Waru à force de le voir mais faute de pouvoir l’approcher. Bien que le feu était une image très révélatrice de cet étalon, James le surnommait parfois Wiru tant il était ébloui par sa beauté. Il était parvenu à l’approcher pour lui déposer une friandise au sol, cependant sans jamais pouvoir le retoucher.
    Pour ces retrouvailles, les Anangu du camp s’étaient racontés tous les bons souvenirs lorsqu’ils avaient rencontré un petit garçon endormi au bord d’une rivière. Mais ce qui lui valut le surnom de Wanampi au sein du ngura fût le fait qu’un serpent, désigné de cette façon par les aborigènes, était posé sur le petit corps assoupi et s’abreuvait à la rivière.
    James dut quitter McKinlay à contrecœur, se promettant d’y retourner un jour... ou pour toujours, peut-être.
    Margareth l’avait invité pour le grand rodéo de Mount Isa, qui se situait en août, mais elle eut le regret d’apprendre que les Henderson déclinaient l’invitation. Cependant, James ne manqua pas d’y aller l’année suivante, lui qui était si furieux qu’on lui avait caché cette précédente invitation refusée.
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:06

    La famille Henderson n’était pas tout à fait brisée, mais elle était éventrée. James n’avait plus aucune sensibilité pour sa belle-mère et l’aurait laissée mourir si elle avait été dans une mauvaise situation ; quant à son père, il n’éprouvait qu’une ignorance réciproque. Maggie était la seule personne de sa famille qu’il reconnaissait et qu’il affectionnait. Il revenait les week-ends juste pour elle, auquel cas il serait resté à l’Elite Unit pour s’entraîner, lui qui a commencé à sortir en concours hippique.
    Cependant, cet attachement qu’éprouvaient ces adolescents fut bientôt un problème pour Helen Riesling Henderson. Peut-être jalouse, envieuse de l’intérêt que portait Maggie sur son demi-frère et non pas sur sa propre mère, cette dernière demanda à la jeune fille pour qu’elle se détache de James, tentant de la faire culpabiliser, d’illustrer son demi-frère tel qu’il était vraiment – un garçon qui reniait sa famille, qui n’en respectait plus le caractère sacré. Mais Maggie n’était pas dupe, et cette première violente querelle entre mère et fille s’acheva par une punition : Helen avait des amis, de hauts fonctionnaires, en Ukraine. Que sa fille puisse y faire un tour, s’isoler avec ces patrons, aurait probablement des avancées bénéfiques. Elle l’y envoya en avril de l’année 1986 alors qu’elle n’avait que treize ans. Bien que William ait été contre cette idée, Helen avait un redoutable don de persuasion.
    Paniquée, Maggie avait pu contacter son grand frère à Perth. Apprenant la nouvelle, il y abandonna les cours et prit l’avion pour l’Ukraine afin d’aller rechercher sa sœur. James sut charmer le directeur qui devait prendre Maggie en charge ; la situation que vivait la famille Henderson sembla le toucher alors qu’il n’était au courant de rien – il pensait d’ailleurs qu’Helen avait envoyé sa fille juste pour qu’elle ait l’occasion de visiter des pays dans le monde. Il n’était pourtant pas disposé à laisser Maggie partir sans en avertir Helen Riesling, mais James était prêt à rester aussi longtemps qu’il le fallait pour ne pas laisser sa sœur dans la solitude.
    Quatre jours plus tard, le directeur de l’entreprise était arrivé complètement effaré. Il avait affrété un jet privé qui les emmènerait tous dans un pays lointain, bredouillant qu’un accident grave était survenu deux jours avant alors que les évacuations ne commençaient seulement. Ayant le bras long, cet homme parvint à payer rapidement le voyage des deux jeunes jusque dans leur pays d’origine.

    S’ensuivit une période pleine de péripéties : le jet n’atterrit pas à Brisbane, où attendaient les Henderson, mais à Julia Creek : Maggie éprouvait énormément d’appréhension et de colère contre ses parents. James n’avait pas hésité : une fois sur place, il fut obligé de louer une jeep pour parvenir à un patelin perdu comme McKinlay. Nombre de ses proches était justement rassemblé au ranch Kingsley ; tous furent surpris et ravi de voir James arriver, lui qui avait tant grandi. Ils firent également connaissance avec Maggie et furent mis au courant de leur situation.

    Par la suite, les Henderson exigèrent que leurs enfants reviennent à Brisbane – ou Maggie tout du moins.
    Plusieurs mois plus tard, Maggie finit par retourner à Brisbane après que sa mère ait imploré son pardon. James, quant à lui, avait été émancipé via la justice et passa sous la tutelle des Kingsley. Il avait donc cessé d’aller à l’Elite Unit et travaillait au ranch ; parallèlement, il poursuivait tout de même la compétition de dressage, entraîné par un professionnel qui se retirait dans l’Outback pour y profiter du calme. Sa petite maison de campagne n’était pas bien loin de McKinlay, permettant ainsi à James de prendre des cours régulièrement avec des chevaux de haut niveau. C’était dans l’un de ces concours qu’il fit la rencontre d’Elisabeth Fokkes, une photographe originaire de Sydney. A force de la rencontrer à diverses manifestations du Queensland, passant des concours de dressage à des festivités locales dont le grand rodéo de Mount Isa, James et Elisabeth se connaissaient plutôt bien de nom et de vue. Cependant, en 1990, Elisabeth ne le rencontra plus jamais sur les carrés de dressage et apprit que le talentueux James Henderson avait cessé les concours : il préférait se consacrer entièrement au ranch, au débourrage de quelques poulains, à toutes les tâches quotidiennes qu’il s’assignait pour la journée. De plus, il ne voulait pas que sa relation établie avec l’étalon sauvage, Waru, ne soit corrodée. Enfin, James voulait s’accorder de longs moments de détente avec ses deux meilleurs amis dont l’un appartenait au ngura qui l’avait recueilli. De plus, il tenait dorénavant à participer à tous les convois de bétails et remplir complètement son métier de drover.

    James retrouva le corps amorphe de Waru l’année d’après. L’étalon présentait de nombreuses blessures, non pas à cause d’une bataille qui l’aurait opposé à un jeune entier ambitieux, mais des blessures dues à des pièges. L’étalon blanc, qui avait causé tant de tracas dans le coin mais que tous aimaient encore le voir passer – tant qu’il ne causait aucun dommage – était à l’agonie. Pour James, il ne fallait pas d’un vétérinaire qui arriverait trop tard ni d’obliger un cheval ivre de liberté à être confiné dans un box pour le soigner. Les dégâts étaient trop importants pour cela.
    James avait pris pas mal de temps avant de prendre sa décision définitive. Il se dirigea vers son pick-up garé plus loin, chipota dans la boîte à gant, donna une caresse à sa chienne qui l’attendait sagement dans la voiture, et s’assit près de l’étalon. Ce dernier avait le même regard qu’autrefois : ce jour où, enfant, James avait dépêtré ce fier dominant prisonnier dans les cordes, regard qui avait suivi celui de la peur, œil qui implorait la délivrance. James le guérit d’une piqûre de liberté, et l’accompagna jusqu’au bout du chemin de la vie en lui susurrant des mots doux, en le gratouillant derrière les oreilles et en lui caressant la tête. C’était la deuxième fois que Waru s’était laissé toucher par James, et il quitta ce monde en poussant un léger grognement de satisfaction mêlé à un soupir comblé. Cela faisait bien longtemps que James n’avait plus goutté à la salinité de ses larmes.

    Le soir même, le jeune homme avait parcouru le territoire de Waru pour retrouver ce qui l’avait tué. Il ramena au ranch des pièges qui, sur un même terrain d’entente, étaient normalement interdits en ces contrées. James soupçonna immédiatement une personne, la seule qui allait contre le bon esprit de McKinlay et qui haïssait l’étalon sauvage : Ethan Barnes.
    Ou éventuellement son fils, Peter, comparable à un clône parfait de son paternel.
    Margareth, appuyée par John, conjura James pour que ce dernier n’aille pas rendre ses comptes chez les Barnes. Alors qu’il s’était plus ou moins réprimé, Peter Barnes le provoqua suffisamment dans le pub lorsqu’on en vint à discuter de Waru : James n’était pas parvenu à maîtriser sa colère ni à supporter l’hypocrisie de ce délateur si bien qu’une violente rixe s’en était suivie.
    Rien ne se passa après. La perte d’un cheval si particulier, avec lequel James avait tissé un étroit lien privilégié tellement exceptionnel, affligeait encore celui qui n’était plus qu’un bushman blessé.

    Adoucissant son chagrin, le drover refit la rencontre d’Elisabeth lors du grand rodéo de Mount Isa auquel le jeune homme participait chaque année à la plupart des épreuves. Il fut très acclamé lors des jeux d’adresse et on vanta le dressage de sa jeune monture, nommée Ininti, un cheval d’exception dont le père n’était autre que Waru. Il était le plus docile de ses fils et le seul à aller au rodéo en tant que cheval contrôlable. James l’avait débourré tout en se basant sur le dressage classique et les tendances plus rustiques en ayant choisi de chaque monte ce qui semblait être le meilleur à ses yeux.
    Lorsque ce jeune drover revit Elisabeth, il fut comme satisfait ou comblé d’un manque. Certes, ils s’étaient très peu parlé mais tout s’était déroulé dans les regards ou les sourires qu’ils s’étaient déjà échangés toutes les autres fois. La photographe ne manqua pas de le prendre à part pour photographier Ininti de plus près. Elle lui parla aussi des succès de certains clichés qu’elle avait pris, de plusieurs livres où James figurait – un livre sur le dressage, un autre sur la vie dans le bush, un dernier sur les jeux westerns. Elisabeth Fokkes exprima très fortement son désir d’amalgamer toutes ses œuvres pour en faire son propre livre de photos. Elle y avait sous-entendu le désir qu’il pose pour elle ou de le suivre dans sa vie quotidienne, chose que James n’appréciait pas vraiment – il détestait depuis toujours qu’on ne le prenne en photos. Mais faute d’arguments, ou surtout de conviction, il se laissa emporter dans ce projet.

    Elisabeth était destinée pour le Droit. James eut la surprise d’entendre un récit qui ressemblait un peu à sa propre vie, le rêve d’un enfant que les parents brisent sournoisement. Cependant, tout comme lui, cette jeune femme avait réussi à faire ce qu’elle aimait le plus : la photo. De nombreuses éditions étaient à ses pieds et son dernier rêve professionnel, après la découverte de sa moitié et la fondation d’une famille, était de créer de toutes pièces ses propres ouvrages.
    La vie de James Henderson, qui ne semblait pas plus intéressante que cela, passionna la jeune femme qui décida d’axer sa publication sur le quotidien des habitants de l’outback ; mais il lui aurait alors fallu se rendre dans des réserves naturelles et effectuer des dérogations pour être mise en contact avec des aborigènes. Cependant, James lui révéla toute une partie de sa vie passionnante : sa famille d’adoption, les aborigènes, qui l’avait recueilli à neuf ans quand il avait été abandonné dans le Redland Park. Elisabeth était sidérée de voir cet homme s’exprimer aussi aisément dans un dialecte aborigène. Décidément, la vie de cet homme l’intriguait...

    Pour James, Elisabeth ne lui était pas non plus tout à fait indifférente. Il éprouvait une affection particulière à son égard et pensait à elle non pas comme d’une fille mais d’une femme pleine d’idées, d’ambition, une cavalière et une artiste.

    Ce qui ne devait être que cinq ou six semaines devinrent des mois.

    Des années.

    Pour cette unique femme qui avait réussi à s’emparer de lui tout entier, elle qui était tellement différente des autres, James avait enfin trouvé un intérêt à son compte en banque que son père lui avait donné après son émancipation : acheter une bague, et garder tout le reste pour fonder une famille. Tout le monde le lui avait gentiment reproché un jour en compatissant pour cette ravissante jeune femme qui avait décidé de s’établir en ce lieu hostile, qui l’avait suivi dans toutes ses aventures possibles, qui acceptera sans hésitation de donner sa main à cet homme dont elle était follement amoureuse.
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:06

    Mai 1996 : cela faisait dix ans que James s’était fixé à McKinlay ; une décennie qu’il ne dépendait ni de William Henderson ni d’Helen Riesling. Dix ans avec une majorité de bonheur malgré les peines. Dix ans que Maggie vivait pleinement sa vie malgré les tensions assez fréquentes avec sa mère.
    Cependant, un coup de téléphone et un interlocuteur en larmes : Adèle Winfield, la fille de Maggie. Sa mère a dû être hospitalisée dans une clinique psychiatrique privée de Sydney.

    Immédiatement, James avait pris le premier avion pour retrouver sa sœur. Ils s’étaient retrouvés très souvent depuis ces dix dernières années, elle avait même fait connaissance avec Elisabeth ; la dernière fois qu’ils s’étaient vus, Maggie s’était plainte de maux de tête atroces.
    Magalie Henderson dût être hospitalisée parce qu’elle entendait des voix.
    Lorsqu’elle reçut la visite de son frère, elle ne manqua pas de lui expliquer qu’il s’agissait plus précisément des pensées des personnes. On commença à s’inquiéter pour elle lorsqu’elle dénonça un individu qui était prêt à commettre un hold-up, mais rien ne suivit : on tenta de la rassurer, de lui dire qu’elle avait dû rêver, mais Maggie persistait sa thèse en expliquant que le braqueur avait pris la fuite suite au remue-ménage. Elle se mit à réagir en anticipant les actions des autres sans jamais être prise au sérieux, mais tout s’aggrava lorsqu’elle fit une syncope, épuisée d’entendre des centaines de millions de voix, les pensées du monde ou de l’univers tout entier.
    Elle rassura son frère qu’elle ne pouvait fouiller dans ses pensées maintenant qu’on lui imposait des médicaments. Elle était bien mieux, plus sereine, un peu groggy peut-être, mais on la qualifiait de malade, on reposait cette fatalité sur l’accident de Tchernobyl ou sur la conséquence d’une vie sans repos.
    Adèle éprouvait de nombreuses difficultés à voir sa mère aussi faible. Entendre ses amis dire qu’elle était folle la rendait furieuse mais l’accablait surtout de tristesse. Ce fut la raison pour laquelle James, ainsi qu’Elisabeth, prirent le temps de rester à Sydney pour soutenir Adèle et son père.

    Les années s’étaient écoulées depuis l’internement de Maggie. La vie avait repris son cours.

    Un jour que le bétail devait être trié pour en ramener les jeunes veaux, James dut mettre pied à terre en croyant qu’une vache était malade. Il avait donc mis son cheval à la sortie de l’enclos tandis qu’Elisabeth s’amusait à faire des photos – après son franc succès qui a accompagné la publication de son livre qu’elle avait nommé The wild spirit of the Outback’s Wampa, elle s’était mis en tête de publier une œuvre dont le sujet et les photos parleraient exclusivement de la vie de James. Cependant, la vache malade s’avéra être un taureau : l’animal se releva brusquement et chargea celui qu’il considérait comme un intrus dans son corral. Tout se passa très vite : le front du taureau le percuta dans le ventre et le plaqua au sol, remuant sa victime et la soulevant grâce à ses cornes implantées dans le corps. Le sable s’était brusquement élevé et Elisabeth accourut en ayant pris rien d’autre qu’un bâton. Son arme fut inutile : l’animal en furie avait cessé sa colère et était retourné en hâte dans le troupeau. Les larmes empêchaient Elisabeth d’y voir clair, mais en entendant un grognement venant de son tendre fiancé, sa détresse se métamorphosa en une espèce d’espoir mêlé à la panique. Du sang s’était répandu partout sur sa chemise ainsi que sur le sable, et il semblait impératif d’en limiter la perte ; mais, en déchirant le vêtement de James, Elisabeth ne parvint à trouver les points d’impact sous le sang. Il n’y avait rien d’autre qu’une belle peau de bronze, un peu poilue certes, mais intacte.

    Rien.

    Pas même une cicatrice.

    Estourbi, James se redressa doucement, étonné de tout : d’abord d’être couché dans le sable, ensuite de voir le visage d’Elisabeth si hébété ; se remémorant les derniers instants, il ne comprit pas son état tout ragaillardi et moins encore l’absence d’une plaie. La stupeur s’empara des deux à la fois.
    Une douche froide. Les vêtements attentivement observés. La méticuleuse auscultation sur le corps de James. Même les cornes du taureau, dont le sang avait commencé à coaguler, prouvaient quelque chose, au moins deux blessures ! Or James ne présentait même pas un hématome.
    Elisabeth, prise de panique d’une éventuelle hémorragie interne, l’emmena en urgence pour effectuer un examen complet qui ne révéla rien d’autre que des organes parfaitement sains. L’incompréhension s’était instaurée dans la jeep : Elisabeth déclarait très clairement qu’elle l’avait cru mort, ayant assisté à la furie de ce taureau dont la force était considérable, mais James ne fut seulement capable que de hausser les épaules et de rétorquer : « J’pense que tu n’auras pas trop de remords pour ce taureau-là quand il passera au couteau. » En effet.

    Aucune personne n’avait été mise au courant, pas même John ou Margareth, ni les amis de James, ni un médecin ; personne. D’ailleurs, les vêtements déchirés et couverts de sang avaient été jetés, les cornes de ce taureau lavées, le sable du corral bien mélangé au reste ; les recherches sur Internet ou dans les livres furent sans succès. Rien ne pouvait expliquer ce qui s’était déroulé.
    Même si Elisabeth le lui avait interdit, James avait tenté de se blesser. Il pouvait faire n’importe quelle entaille, elle se refermait sous ses yeux ; malgré la douleur, il avait essayé plusieurs tortures dont leur seul souvenir ne fut seulement qu’inscrit dans sa mémoire et non pas sur sa peau. Il avait même tranché un bout de son doigt lorsqu’il ne traînait personne dans un coin du ranch ; James avait hurlé de douleur et, dans une détresse désespérée, il plaqua le bout de doigt contre l’autre : à cet instant, tout se rassembla et se cicatrisa, plus aucune souffrance ne s’était faite ressentir. Jamais James n’avoua à Elisabeth ce qu’il avait fait ce jour-là.
    Une autre question fut posée : à quand remontait la dernière fois que James avait dû se rendre à l’hôpital ou chez le médecin ? Quel a été son dernier rhume ? Pourtant, blessé et malade, James l’avait déjà été ; mais il était incapable de se souvenir d’un problème récent.

    Ils conclurent que James était invincible : impossible à vaincre mais ressentant toujours la réelle douleur qui accompagnait un coup.

    Savoir qu’il ne risquait rien, quoi qu’il fasse, offrait un sentiment de rudesse et une meilleure sûreté de soi. Mais James n’oubliait pas qu’il souffrait toujours comme n’importe quel individu.
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:07

    Puis vint l’an 2000, le nouveau millénaire, l’année de ladite apocalypse. Pour James, c’était dix ans de plus et l’année de ses trente ans ; sauf qu’au lieu de recevoir un coup de vieux, il préféra faire coup double.
    Voire coup triple.
    Voire un coup multiple.
    Neuf ans auparavant, James avait accompagné Waru jusqu’au seuil de la mort parce qu’il s’était blessé. S’il y avait un animal qui était parvenu à le réconforter, témoin de ce jour, il s’agissait bien de sa chienne Kuniya. Elle avait alors cinq ans, autant d’années que James l’avait connue : déjà à peine âgée de quelques mois, elle courait partout après lui dans tout le ngura si bien que la doyenne avait fini par dire que Kuniya avait trouvé en lui son ami. Elle ne faisait pas allusion à l’amitié que portait le petit chien pour l’adolescent, mais elle songeait plutôt à l’une de leurs fabuleuses histoires dont James se régalait, le soir, quand on les lui contait autour d’un feu de camp ou, pour remonter à plus loin encore dans son enfance, au temps où on les lui racontait avant qu’il ne s’endorme, lui qui avait peur de la nature sauvage qui les entourait. Kuniya est un personnage mythique, un serpent protecteur ; Wanampi le grand serpent arc-en-ciel des légendes... Et sans même dicter leur amitié, l’amour que portait la petite chienne sans origine pour James s’était tissé sans que personne ne l’ait imposé. Depuis cette rencontre, plus jamais Kuniya n’avait quitté ce maître qu’elle chérissait tant ; elle l’accompagnait partout pour lui éviter la douleur de la solitude ; elle le protégeait, lui ainsi que sa monture, lorsqu’ils s’aventuraient dans les parages hostiles de l’outback. Tant d’aventures, tant de jeux, tant de confiance.
    Kuniya était aussi extrêmement jalouse. Un jour que James entendit de brefs couinements désespérés, il dégagea du creux d’un ravin un petit chien maigre et sale, couvert de boue et tremblotant. Il s’agissait même de la chienne qui en avait pisté l’endroit exact où le petit était coincé. Bien qu’au départ, Kuniya le réchauffait de sa langue chaude lors du trajet du retour, elle se mit ensuite à l’ignorer voire à le chasser lorsque le jeune avait repris des forces. Elle commençait à pousser des hurlements comme jamais on en avait entendu quand James prenait attention sur le chiot, que ce soit une caresse ou un seul regard. Elisabeth était tellement amusée par cette scène d’amour que lui portait la chienne ; et, inspirée par une histoire que la doyenne du ngura lui avait racontée, elle eut le privilège de choisir un nom pour le rival de Kuniya : Liru. On devait bien ce privilège à Elisabeth : elle était enceinte.
    Quelques mois plus tard, James se promenait toujours dans les parages avec sa fidèle amie. Il était en train de distribuer du foin pour les chevaux en semi-liberté quand Kuniya aperçut du gibier : elle démarra au quart de tour pour le poursuivre alors que son maître était sur le point de repartir dans le pick-up. Néanmoins, il patienta un peu avant de décider de la faire revenir. A peine eut-il le temps d’appeler son nom qu’une détonation formidable résonna dans les gorges ; paniqué, James courut à la recherche de Kuniya. Il fut dirigé en entendant ses plaintes et, arrivée auprès d’elle, vit avec effroi qu’elle était allongée sur le côté et blessée par le coup de feu entendu auparavant. Rapidement, tandis qu’elle lui léchait les mains, il la porta dans ses bras jusqu’à son pick-up pour l’emmener de toute urgence chez un vétérinaire ; mais sur place, ce dernier eut le regret d’annoncer qu’elle était condamnée. Astreinte à mourir lentement dans la souffrance, parce qu’un chasseur avait mal visé sa cible ou son cœur, Kuniya ne pouvait survivre même si on extrayait le plomb qui lui avait performé le poumon. Elle souffrait. Elle était vouée, elle aussi, à la mort gourmande et jalouse. Tout comme il avait vu Waru mourir, il fut présent lorsque Kuniya quitta ce monde ; tandis qu’il lui caressait tendrement la tête dans quelques doux murmures, elle lui léchait affectueusement les doigts avec toute l’énergie qui lui restait, jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus rien d’autre qu’un regard de reconnaissance, avant que l’euthanasie n’éteigne définitivement cette brillance qui reflétait dans ses yeux. A tout jamais.

    On savait tous qui avait tiré ; James le premier.

    Barnes. Ce nom soulevait tellement de frustration, de mépris, de colère, d’irrespect, d’impétuosité, de furie, de rage. Le vieil Ethan avait toujours aimé pratiquer la chasse et ramener de splendides kangourous roux comme trophées, les empaillant dans sa maison pour s’en souvenir ou vendant leur douce fourrure à des prix démesurés. Depuis toujours, James était écœuré de le voir revenir avec des dizaines de kangourous à l’arrière de son pick-up, certains baignant dans leur sang, le corps parfois mutilé. James éprouvait une haine féroce contre ces chasseurs ; il existait pourtant des élevages de kangourous pour la viande et leur fourrure, pourquoi était-il nécessaire d’aller en chasser des sauvages ? Parce qu’ils ravageaient les terres ? Monstres sornettes. La chasse est un sport pour Ethan Barnes, elle n’est une nécessité que pour lui-même.

    Pour James, cela faisait deux animaux, chers à ses yeux, qui lui avaient été enlevés par cet homme sans scrupule. Le drover voulait le lui faire payer mais Margareth l’arrêta encore une fois, prônant le pacifisme et l’indifférence car une querelle n’amènerait à rien. Les Kingsley connaissaient les Barnes depuis bien longtemps et savaient qu’il n’était pas bon d’aller jeter l’huile sur le feu. Il fallait également que James soit sûr que le vieux Barnes possédait en effet le calibre qui avait tué Kuniya, mais ce dernier se doutait bien qu’il avait probablement des fusils de douze millimètres y correspondant.
    James dut se coucher tôt ce soir-là, éreinté par la fatigue qu’apportait la tristesse. Alors qu’il attendait le retour d’Elisabeth pour qu’ils puissent discuter avant de dormir, le sommeil vint le chercher contre toute attente et l’emporter dans le monde des rêves... ou des cauchemars.

    Il était deux heures du matin lorsqu’il s’éveilla, surpris de ne pas sentir le corps tiède de sa tendre à ses côtés. L’oreiller n’admettait même pas un creux : Elisabeth n’était pas venue. Etait-elle encore en train de travailler ? James se hâta d’aller voir dans son bureau : rien. Regardait-elle la télévision ? Non.
    Où était-elle bien passée ?
    Il enfila rapidement un jean et un t-shirt avant de partir à sa recherche dans le ranch : elle n’était ni aux écuries, ni dans les prairies, ni dans une installation. Elle ne répondait pas à son téléphone portable. Quelques membres du personnel, qui effectuaient des veillées ou qui avaient décidé de ne pas dormir, le rejoignirent sans toutefois connaître la réponse à sa question.
    Il manquait un pick-up.
    Il était deux heures vingt-cinq.
    Que fichait-elle dehors à cette heure ?
    John Kingsley, averti par cette brusque inquiétude, tenait lui aussi à partir à sa recherche. Chacun prit un moyen de locomotion – une voiture, un cheval, une moto éventuellement – pour chercher après le pick-up qui manquait... et Elisabeth. Margareth, alertée elle aussi et ne pouvant fermer l’œil sachant qu’Elisabeth avait disparu, tentait de trouver réconfort auprès de Liru tout en restant stationnée près d’un téléphone. John, lui, accompagnait James dans une jeep.

    Après avoir longtemps roulé, scrutant si un pick-up n’était pas garé quelque part, si Elisabeth n’était pas dans les parages, s’arrêtant quand la silhouette d’une voiture se dessinait alors qu’il ne s’agissait pas de celle portée disparue, ils revinrent bredouilles de leurs recherches. McKinlay fut mise au courant de la disparition et commença ses recherches à l’instant. Des équipes de policiers accompagnés de chiens, rejointes par des gens du village qui aimaient tous Elisabeth, balayèrent les lieux pour la retrouver.
    Enfin : on la retrouva. Inerte, son corps reposait dans un endroit bien caché entre des arbres et des fourrés. Elle comptait de nombreuses blessures et avait été emmenée directement à l’hôpital. On n’a rien pu faire pour la sauver. Elle était déjà inconsciente quand on l’a retrouvée, et quand on nous l’a amenée.
    Il fallait quelqu’un pour identifier le corps qui avait été emmené à la morgue de Cloncurry pour une autopsie. James était donc parti, seul, pour répondre à ce devoir. On ne lui montra que la tête de sa belle, à la peau si blême, bleutée par la lumière ou par des hématomes. Ses yeux étaient clos, sans vie ; ses lèvres séchées, sans vie ; son corps amorphe, sans vie. C’était elle : Elisabeth Fokkes... sans vie.
    James avait demandé si on avait pu faire quelque chose pour le bébé, même s’il se doutait tellement de la réponse qu’il pensait déjà la connaître : non. Bien entendu, ils avaient tenté de le sauver aussi, mais tout a été perdu.
    On était vraiment désolés pour lui.
    Un peu plus tard, James apprit que le pick-up avait également été retrouvé, portière ouverte, un carreau perforé par une balle ; la voiture en avait percuté une autre où on avait retrouvé la dépouille d’Ethan Barnes, mort d’une balle dans la tête et dont de nombreuses vitres avaient également été touchées par des projectiles d’une arme à feu.
    Si on avait gardé le drap contre le menton d’Elisabeth, à la morgue, c’est parce que son cou avait été arraché par une bête, un warrigal dit-on : une espèce de couguar typique en Australie. Il était habituel pour ces prédateurs d’attaquer au cou pour arracher la jugulaire ou tuer sa proie par le coup du lapin. Le reste du corps était en lambeaux.
    On conclut à un assassin qui en voulait à Ethan Barnes – cela n’étonnait personne – et qui a décidé d’en finir avec lui en le tuant par balle en voiture. Elisabeth fréquentait cette route justement pour retourner au ranch et a été témoin de la scène. La voiture d’Ethan Barnes percute alors la sienne, Elisabeth s’échappe et se fait attaquer par un warrigal.
    James, pourtant, n’aimait pas cette conclusion qui semblait si cohérente pour les autres. Il était passé lui-même, avec John, sur ce chemin et il n’avait jamais rien vu de tel, pas d’accident, pas une voiture, même pas un dingo, un kangourou ou un chat ; or les heures des décès estimées, qui se correspondaient, remontaient avant même que James n’ait emprunté cette route.
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:07

    Quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire, et James se doutait qu’il y avait un lien avec Peter Barnes. Lorsqu’on est convoqué pour identifier un corps à la morgue, on en ressort totalement indifférent. Bien sûr, chaque personne avait sa propre façon de réagir, mais personne n’était capable de réagir comme Peter l’avait fait en ayant vu le cadavre de son père.
    A moins qu’il avait déjà eu sa réaction auparavant ; en d’autres termes, qu’il ait vu le cadavre de son géniteur avant les autorités.
    Evidemment, James avait discuté de ses doutes avec ses proches. Tout le monde, autour de lui, pensait bien qu’il y avait un truc de louche mais personne ne voulait véritablement prendre son courage à deux mains pour émettre son avis : soit les personnes ne se sentaient pas suffisamment concernées, soit parce qu’il ne servait à rien, selon eux, de réclamer la vérité ou la justice : Elisabeth était morte, c’était tout.
    Mais James ne pouvait s’y résoudre. Il avait perdu Waru, Kuniya, puis Elisabeth et leur fille qu’elle portait en elle. Le drover ne pouvait pas voir sa famille s’anéantir sans qu’il ne puisse agir ou la venger, il ne voulait pas répéter cette histoire : cette famille, il avait eu tant de mal à la construire, elle ne pouvait s’effondrer comme un château de cartes.

    Trois jours plus tard, tout en menant sa propre enquête, James était parvenu à connaître ce qui s’était réellement déroulé. La vérité qu’il avait découverte l’écœurait au point de vouloir du sang, de la vengeance, de la mort. Se salir les mains était la dernière de ses préoccupations. Parallèlement, James était tellement fier du courage d’Elisabeth qui avait reproché à Ethan Barnes tous les maux possibles dont il avait été le responsable.
    La vérité pure de cette nuit meurtrière émanait de Peter lui-même qui, sous la contrainte peut-être, les remords sans doute, avait régurgité la vraie histoire ; elle était à peine croyable et tout le monde resterait volontairement aveugle face à la réalité.

    Hélas, Peter Barnes fut retrouvé mort le lendemain dans sa propre propriété. Il constituait le repas des dingos mais l’autopsie révéla la réelle cause du décès : le warrigal avait encore frappé. Cependant, contrairement à une femme enceinte, un homme mûr avait pu lutter contre la bête et couvrait de nombreux hématomes ainsi que de plaies sur tout le corps. On conclut à une mort lente, le temps que tout son sang s’écoule au sol jusqu’à ce que la bête décide de revenir déguster son repas dans le calme.
    Le temps de revoir sa vie défiler.
    On dit que, lorsqu’on est en train de mourir, aux derniers instants de vie, on revoit sa vie défiler. Ca va vite ou parfois lentement, s’attachant aux moments les plus importants de la vie ou ceux qui ont été refoulés : les mauvais souvenirs, les cauchemars. James était certain que Peter avait revu Elisabeth mourir, elle aussi, d’une balle dans la gorge dont le drover gardait précieusement la douille que Peter avait récupérée. En fouillant davantage, le vengeur était même parvenu à retrouver la balle, se disant que le jeune Barnes était bien un imbécile de garder une telle preuve dans sa demeure.

    En fait, tout avait commencé par une discussion simple autour d’une boisson : un café, un cacao, un petit verre de scotch bien vieux. Après les convenances, on en venait au cœur même du sujet où l’atmosphère se faisait moins chaleureuse ; au contraire, elle devenait de plus en plus tendue suite aux accusations qu’on portait, aux preuves et aux menaces qui étaient lancées. Ensuite s’introduisait le moment où tout le monde hurlait, où on commençait à en venir aux mains, où tout déborde et durant lequel la colère se déchaîne et fait naître, de ses sombres flots sanglants, ce qu’on appelle la vengeance. Un cas sur deux, un témoin était présent et s’engageait dans la querelle : il devait être exécuté, faute d’un désaccord.
    James était parvenu à tout découvrir, il avait fini par connaître la moindre précision qu’il exigeait pour satisfaire son esprit tourmenté.
    Pour lui,
    Pour elle,
    Pour elles,
    Il avait laissé l’animal s’emparer de lui et, malgré les menaces, malgré les coups de feu ou les lames, seule la perte d’êtres chers avait pu l’affecter afin de lui donner toutes les capacités physiques et morales pour lâcher la bête furieuse sur son ennemi.
    Certes, James avait cessé de devenir le pasteur de sa propre animalité, mais il s’en fichait éperdument.

    Il était vrai que James faisait de nombreuses choses parfaites, mais tout ce qu’il exerçait n’était pas forcément très bien. D’ailleurs il avait tout arrangé, créé un scénario solide pour couvrir son crime et, sans même devoir en parler à qui que ce soit, avait reçu avec surprise l’appui du ngura.

    Des équipes étaient parties à la recherche du warrigal tueur, mais on ne trouva rien d’autres que des dingos. Même si certains inspecteurs persistaient, l’affaire restait classée ; l’assassin du vieux Ethan Barnes ne fut jamais retrouvé. On soupçonna bien des individus, dont James qui confia aux inspecteurs qu’il aurait bien aimé appuyer lui-même sur la gâchette. Cela dit, il n’y avait aucune preuve et l’arme du meurtre ne fut même pas retrouvée... ou, tout du moins, on ne chercha plus. Par ailleurs, James souffrait de cet endroit et ressentait le besoin de s’en aller, de respirer de l’air plus pur ; il ne pouvait plus se promener à McKinlay sans en sentir les odeurs de mort qui s’imprégnaient sur sa peau jusque dans la profondeur de sa chair. Il ne supportait plus de voir le ranch sans la présence d’Elisabeth, il ne parvenait plus à soutenir le regard des autres lorsqu’ils l’observaient avec compassion et murmuraient à leurs enfants : « Regarde cet homme, c’est James Henderson. Il a eu une vie très dure. Sois gentil avec lui, quoiqu’il arrive. » Parce que James ne savait plus qui était sincère de celui qui était gêné d’avoir eu une vie moins rude que la sienne.
    Sa vie. Pour Elisabeth, elle était digne d’un conte : elle en avait composé de nombreuses pages dont certaines avaient été écrites et illustrées par ses soins en vue de son prochain livre. Retomber sur ses projets accablait le drover de douleur : il ne supportait pas qu’on lui ait ôté la vie alors qu’elle était bien meilleure que James lui-même ; car s’il avait eu cette existence passionnante, elle n’avait été bâtie que sur du malheur.

    C’est ainsi que James préféra s’en aller. Il voulait revoir ses beaux-parents et leur parler face à face ; en effet, l’Australien ne les avait rencontrés qu’à de rares occasions comme des fêtes ou leurs vacances ; dans tous les autres cas, il ne faisait que signer les lettres ou parler quelques minutes au téléphone quand c’était lui qui décrochait. Cependant, il prit cette fois-ci la résolution de partir aux Etats-Unis : c’était la moindre des choses.
    Les Fokkes vivaient dans le Maine, mais ils avaient décidé de chercher le calme en se rendant dans des terres reculées des Etats-Unis. Leur choix se porta sur l’état du Colorado où l’une de leurs connaissances avait une propriété à Hillrose : ils s’y établirent le temps de faire leur deuil.
    Margareth et John Kingsley insistèrent pour que James emmène Liru avec lui. Ils pensaient qu’il avait bien besoin d’une présence, vu son état déprimé et indescriptiblement étrange. Bien qu’ils avaient largement préféré que James reste avec eux, ils ne pouvaient que comprendre ce qui le poussait à s’exiler. L’Australie n’était pas assez grande pour tous les maux, elle ne pouvait pas absorber toutes les peines de James à elle toute seule.
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:07

    Il partit pour Hillrose en bateau pour se donner le temps de s’y rendre, n’emmenant avec lui rien d’autre qu’un pick-up, une moto solidement attachée et son chien. Une fois sur terre, il traversa les Etats pour arriver à Hillrose avec un énorme poids sur le cœur qui ne demandait qu’à s’alléger un peu. Les Fokkes le reçurent, contents de voir que leur gendre s’était déplacé rien que pour ces retrouvailles à eux trois.
    Au bout de quelques jours, James choisit de reprendre la route pour une destination qu’il n’avait pas encore fixée. Il décida de sillonner le Colorado et de le quitter pour le Wyoming tout en se débrouillant pour se munir d’argent liquide en cours de route : il ne voulait pas vivre comme un roi et utiliser sa carte de crédit qu’il savait engorgée par les dollars. James se laissait vivre sans vouloir s’accrocher à quelques ambitions. Il n’eut jamais l’idée de se suicider, d’autant plus que cela lui serait probablement impossible – comment pouvait-il mettre fin à ses jours si tout se rémunérait ? Il remarquait pourtant que certaines blessures prenaient davantage de temps pour se résorber. Il se demanda même, un jour qu’il buvait dans un bar de Cheyenne, s’il n’était pas fou, s’il n’avait pas hérité d’une maladie mentale et si Maggie avait finalement bel et bien sa place dans un hôpital psychiatrique. C’est alors qu’il prit connaissance d’un ranch de fous lorsqu’il se crut interpellé tandis qu’on parlait de James Harrow. Dans ce bar vétuste peuplé de vieux cow-boys sans vie moderne, James apprit qu’il existait un endroit dans les alentours de Laramie – le Wildfire’s ranch – dont le patron tournait mal. Il se mettrait à ressentir les sentiments des autres... Et accueillait toutes les personnes ayant un « pouvoir ». N’importe quoi. Vraiment ? La discussion devenait de plus en plus intéressante, mais loin d’être positive... et objective. Cependant, James se prit au jeu et rétorqua qu’il irait voir de lui-même s’il s’agissait bien de monstres qu’abritaient ce ranch, mais on lui prévint que jamais aucune personne ayant fait preuve d’autant de curiosité que lui n’en était revenue vivante. James rétorqua alors : « Vraiment ? Alors comment connaissez-vous autant de détails sur le Wildfire’s ranch ? » L’ancien drover avait repris la route, ayant cette fois-ci un but précis : voir ce qu’était ce ranch. Peut-être était-ce un canular ou un attrape-touristes, peut-être était-ce un ranch simple sur lequel on avait bâti de monstrueux mensonges, ou peut-être que des personnes ayant subi le même phénomène que James y étaient réellement dans le but de se contrôler. En lui-même, l’Australien ne savait pas ce qu’il y trouverait ; mais il était décidé à savoir.

    Sur place, il ne vit rien d’autre qu’un ranch au milieu de vastes territoires. Rien de plus banal que des installations typiques comprenant des pistes, des corrals, des écuries et tant d’autres ; il y avait une majorité de chevaux. Liru ne semblait pas inquiet, mais James préféra tout de même qu’il l’attende dans la voiture.
    La première personne qu’il vit fut un homme, assez âgé, qui observait rêveusement un cheval dans le paddock. Intrigué bien que méfiant, James s’en était approché silencieusement sans toutefois s’installer aux côtés de cette calme personne. Contre toute attente, une voix émanant de celle-ci s’éleva dans les airs à l’intention de l’Australien ; elle lui avait dit qu’il pouvait s’approcher, qu’on ne le mordrait pas.
    Plutôt gêné par cette situation, James avait obéi et s’était également accoudé aux barrières pour observer le cheval, une belle jument noire à la robe lustrée. L’étranger restait, toutefois, assez suspicieux ; mais c’est alors que l’autre lui conseilla à nouveau de se détendre. Enfin, il ajouta de nombreux commentaires positifs sur cette jument nommée Gypsy – splendide créature quant à sa façon de se mouvoir, d’allonger son allure, d’observer les alentours curieusement. Etrangement, les pensées de cet intéressant personnage qui monologuait à l’attention de son interlocuteur sceptique rejoignaient celles de James. L’homme, pour finir, se présenta : il était James Harrow.
    Les deux James s’étaient mis à discuter de la jument, des chevaux du ranch pour amener le sujet sur le Wildfire’s ranch lui-même. Ainsi, les rumeurs semblaient bien réelles : ici existaient de nombreuses personnes ne ressemblant en rien au commun des mortels, mais James Harrow eut la surprise de ne ressentir aucun saisissement chez James Henderson. Il conclut adroitement que James avait un pouvoir, ou avait été témoin d’une personne comme telle : après tout, les gens « normaux » ne concevaient pas une telle affirmation. Soit ils croyaient à une blague, soit ils pensaient qu’ils avaient affaire à des fous. Puisque James Henderson ne faisait partie d’aucune de ces personnes, James Harrow eut l’habileté de lui demander s’il avait fait un séjour en Ukraine. L’Australien sortit alors son couteau à cran d’arrêt et se trancha la paume de la main ; aussitôt, la blessure se cicatrisa et plus rien ne laissa apparaître sur la peau.
    Jamais le propriétaire de ces lieux ne lui demanda de rester ici ; James se demandait même s’il n’avait pas deviné tout seul qu’il était, désormais, sans port d’attache et que le Wildfire’s ranch pourrait peut-être répondre à ses propres questions, qu’elles appartiennent au domaine de ce pouvoir comme à celles que chaque individu se pose un jour sans avoir de réponse toujours.

    Petit à petit, James espaça moins le temps qui s’écoulait entre chaque visite au ranch. Peut-être était-ce sa curiosité, ou cette passion du cheval et de la vie du bétail qui lui hurlaient de revenir là-bas s’il ne voulait pas retourner à McKinlay. Il y avait un jeune débourreur, tout juste sorti de sa « formation de débourrage équine », qui se démenait avec un poulain assez coriace. Contrarié par les techniques qu’il voyait, James choisit de s’en mêler et d’inviter ce jeune homme à procéder d’une autre manière. Comme tous les jeunes, la patience leur manquait et l’Australien lui conseilla d’en avoir s’il voulait poursuivre correctement ce métier. Vexé, le débourreur s’était plaint à James Harrow qui, secrètement, n’avait pas perdu une miette de la scène. C’est ainsi que le propriétaire du ranch eut une raison d’entamer la conversation avec l’ancien drover et de parler notamment de ces techniques de débourrage. Le vieil homme apprit un peu plus de cet étranger qui n’aimait pas se confier ouvertement à des inconnus, ces personnes dont ils ne connaissaient que trop peu pour leur livrer tous les cauchemars tumultueux de sa vie australienne. Il se sentait parfois navré de voir James Harrow prendre autant de peine pour lui alors qu’il ne faisait aucun réel effort pour mériter cette amitié.

    Deux années suivirent où James s’est littéralement enraciné dans ce ranch. En ne voulant rien d’autre que de rendre service, il finit par se rendre officiellement utile quand James Harrow le pria d’intégrer le personnel : le vieux James qui a été propriétaire du fabuleux Jetfire appréciait la motivation de l’ancien drover si sérieux dans sa tâche et lui vouait une grande confiance si bien qu’il n’hésita pas à lui confier un poste. Plus tard, quand le professeur de dressage de cette époque décida de quitter le ranch et qu’il fallut un remplaçant d’urgence, on découvrit en ce taciturne Australien le talent d’enseigner. Certes, la pédagogie dont il fait preuve peut facilement vexer les plus complexés ; mais son exigence aboutit à de réelles prises de consciences et des progrès indéniables. James est le premier à savoir que ses méthodes d’enseignement sont loin de plaire à tout le monde et, conscient de ce que le ranch pourrait perdre, tenait absolument à ce qu’un autre moniteur de dressage soit engagé aux Wildfire’s ranch. James est parfois sollicité pour un cours, souvent par les mêmes cavaliers, mais pas davantage.
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:07

    L’Australie, cependant, n’était pas oubliée. James s’y rendait très souvent, parfois seulement pour quelques jours quand l’envie lui prenait. Il cultivait toujours le besoin de revoir ces terres, sa sœur et ce qui lui restait de toute sa famille. Il travaillait aussi chez John et Margareth : il adorait tellement ça, et revoir ces chevaux qu’il a vu naître et grandir, autant que pour leurs parents, le remplissait de mélancolie tant désirée. Il continuait encore à aider les juments pour la mise bas, à accompagner les premiers pas des poulains curieux ; il lui arrivait souvent de refaire connaissance avec un cheval qui commençait à être tourmenté pour le soulager de ses frayeurs.

    Il y avait une pouliche noire dont la naissance s’était compliquée. John, James, le vétérinaire secondés de quelques membres du personnel avaient été présents lors de la mise bas, mais la mère n’avait pas pu être sauvée. Elle était une descendante de Waru et James éprouvait énormément de peine pour elle : c’était la raison pour laquelle il resta à McKinlay durant l’automne et une grande partie de l’hiver australien, se bornant à s’occuper de cette pouliche caractérielle. Quand James, qui tentait de la familiariser avec le monde, la présenta au ngura, elle reçut le nom d’Alcheringa. Il s’agissait d’un mot tellement symbolique que James fut étonné qu’un simple cheval le reçoive : le temps du rêve, l’origine de ce monde selon la culture aborigène. Peut-être que la doyenne de la tribu avait vu en elle quelque chose qui lui avait fait penser à cette légende...
    Alcheringa ne blanchit pas, contrairement à son père issu lui-même de Waru. Elle tenait probablement des gènes de sa mère quant à sa couleur de robe ; par contre, elle avait hérité de la sauvagerie de son grand-père. Elle ne supportait pas les autres chevaux et restait éternellement à l’écart du troupeau. Cependant, elle éprouvait un attachement sans égal à James qui ne passait pas une journée sans elle à lui apprendre les choses de la vie – les endroits du ranch ne font pas peur, son quotidien n’est pas dangereux, les voitures ne mangent pas les petites pouliches même quand le moteur tourne.

    Mais James devait retourner au Wildfire’s ranch. Comme toujours, il avait un pincement au cœur lorsqu’il embarquait dans l’avion à destination du Wyoming, mais quitter Alcheringa l’avait également attristé. Il se convainquit de ne garder de ce séjour-là que les bons souvenirs, comme d’habitude, où un nouveau cheval avait fait irruption.

    Trois années s’écoulèrent depuis. James avait, bien entendu, remis les pieds dans son pays natal par vingtaines de fois mais il n’était jamais resté plus de deux ou de trois semaines à chaque fois. Alcheringa, comme tous les autres, grandissait. Cette année-là, John confia à James que la jeune jument noire était malheureuse ; étonné, le drover lui demanda bien quelles étaient les raisons pour lesquelles on pouvait prétendre qu’elle était triste. Après tout, elle avait là-bas de larges pâturages et plein d’autres chevaux, sans compter le reste de la faune du coin qui pouvaient mal de la rendre solitaire. Mais le vieux John expliqua qu’il n’avait jamais vu Alcheringa aussi enjouée que quand James revenait chez eux ; en effet, elle jetait de nombreux coups d’œil vers lui et aimait le fouiller quand elle sentait la délicieuse odeur d’une carotte dans les parages. En autre temps, elle demeurait triste, solitaire et indifférente : elle ne s’entendait pas avec les autres chevaux et les attaquaient très souvent. Le fait qu’elle ait grandi sans sa mère, comme tous les autres poulains qui ont été dans ce cas, ne lui apprit pas qu’il fallait menacer avant de passer à l’attaque lorsqu’un cheval devenait trop irritant. Froncer le nez, plaquer les oreilles ou feindre un coup de dents n’existait pas pour la jument noire. Quand James la revit, trois ans plus tard, il avait vu ce qui lui sembla un splendide étalon trottiner fièrement vers lui : il s’agissait d’Alcheringa, pourvue d’une éternelle tendresse pour celui qu’elle considérait comme sa mère de substitution et un ami. Margareth avait bien essayé de tisser une relation avec cette jument à l’encolure d’étalon : en effet, il arrivait qu’elle passe sa tête par la fenêtre du rez-de-chaussée, donnant sur la cuisine, au lieu de filer directement dans la grange de paille où elle avait coutume de se rendre quand elle s’échappait de la prairie. Elle adorait trouver la faille d’une clôture et passer par-dessus outre. Elle était alors fière, très fière de son énième succès et de la difficulté des drovers pour l’attraper et la renvoyer dans une prairie.
    John confia aussi qu’il était impossible de la charmer. Bien des étalons, jeunes ou plus matures, avaient succombé à son charisme sauvage mais n’avaient rien pu tirer d’elle sinon des coups.
    Même si les Kingsley s’étaient énormément attachés à la jument d’ébène, ils détestaient la voir prostrée au milieu d’une prairie, seule sous un arbre. Accessoirement, personne n’avait réussi à la débourrer correctement et lui faire passer le licol devenait périlleux. Elle ne pouvait pas être vendue non plus : elle était trop extraordinaire pour cela, et elle était une copie contrastée de son grand-père Waru dont on parle encore dans le pub de McKinlay.

    James adorait cette petite jument, et on insista peu pour qu’il décide de l’emmener au Wildfire’s ranch. Cependant, la relation qu’il entretient avec cette jument est tout aussi tumultueuse qu’avec une femme : Alcheringa a ses jours avec, et ses jours sans. Ces instants magiques où la jument, qui semble si humaine par ses moyens de faire réagir James, ne sont pas toujours quotidiens. Après tout, cette descendante de Waru conservait un caractère sauvage et têtu, elle avait également une horreur pour les brideries en tout genre. Lui apprendre à tolérer de nouveau le licol ne fut pas si compliqué puisqu’il s’agissait déjà de James qui lui avait appris à son plus jeune âge ; par contre, accepter une bricole de cuir ne fut pas aisé. On avait essayé, bien entendu, tous les moyens – de bons comme des mauvais – et Alcheringa ne conservait que le souvenir de soumission obligatoire en présence de ces choses. C’était dans sa nature de vouloir rester maître de ses mouvements : combien de verrous a-t-elle déjà fait sauter à force de boxer la porte de son box pour être libre ? Au départ, il ne lui fallait même pas dix minutes pour que tout explose, obligeant James à fortifier spécialement le box de cette jument colérique.

    Aujourd’hui, quatre ans se sont écoulés. Durant ces dernières années, Alcheringa n’est toujours pas prête à se rendre sur un terrain de concours, endroit où James ne compte jamais l’envoyer. Il fallait bien des heures et des jours de travail pour progresser sur un point de confiance, pour gagner sur une peur que la jument, rancunière, estompait tellement difficilement. Le principal n’est-il pas d’ambitionner un seul but que tous devrait se fixer, celui d’être simplement heureux au jour le jour sans chercher à conquérir le monde face à des juges ?
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:08

    Caractère :
    Abscons individu charismatique, cet Australien sibyllin cultive bien des secrets ésotériques : après avoir traversé la neurasthénie, James n’en revient pas moins changé. Lui qui était, autrefois, si jovial et sympathique avec les nouveaux venus, il ne dégage à présent plus qu’une légère méfiance confinée dans le taciturne. Cet ancien drover, profondément épris par la nature sauvage et toujours en quête de liberté, surprend les autres par sa gentillesse si peu révélée. Extérieurement, James ne ressemble qu’à un grognon exigeant qui trouve toujours de quoi critiquer, trouvant aisément le talon d’Achille de chaque individu. Il saura, selon ses désirs, l’accabler de remords au moyen d’un seul sous-entendu tout comme il parvient à faire sourire quelqu’un en pleine dépression. Cet homme impénétrable ne révèle ses sentiments que s’il en convient, et le pousser à se confier ne peut que le heurter. Le passé de cet énigmatique individu n’en est que plus cryptique, ténébreux, voire complètement inconnu. Des bribes de-ci de-là existent mais ne sont pas suffisantes pour reconstituer la réalité. James ne se confie qu’à lui-même, et il n’éprouve aucun besoin de livrer sa vie à qui que ce soit. Certes, quelques amis du Wyoming sont au courant de sa situation – la famille Harrow, notamment. Par ailleurs, même s’il semble parfois agacé par les continuelles blagues de Steven, cela n’en est qu’une façade : la bonne humeur de ce directeur lui est même communicative. Travailler avec ce jeune lui plaît, sans trop savoir pourquoi...
    En outre, jamais James n’oubliera sa vie passée. Il éprouve énormément de peine, qu’il ressent encore de nos jours, en songeant à la famille qui lui a été enlevée : Elisabeth et leur fille. Difficile d’imaginer un vieux loup solitaire tel que lui appartenant à une famille complète qu’il chérit et protège : qu’il n’ait jamais pu goûter au bonheur d’être père lui manque cruellement, mais James ne cherche plus à le trouver. Ce soupçon de mélancolie renvoie également à la haine : assez impétueux, largement impulsif sur les points sensibles, James se venge de différentes façons selon la vendetta qui a été commise : sournoisement ou cruellement, voire les deux à la fois, tandis que les remords de ses vengeances ne l’écrasent jamais.
    Avec les êtres insouciants, James aura tendance à veiller sur eux. Les animaux sont le meilleur exemple : extrêmement responsable, il fait tout ce qu’il peut afin qu’ils se sentent le mieux, pour que tout tourne comme il se devrait, dans le but d’éviter n’importe quel problème. La perfection doit régner pour cet homme appliqué : si quelqu’un devait faire les choses à moitié, il devrait en subir les conséquences. Les colères de James ne sont pas toutes véhémentes, mais le fond de ses pensées se fait toujours comprendre.
    Est-il cependant possible de décrire complètement un homme à la fois rebelle, éloigné, et à l’air si détaché ?


    Physique :
    Il pourrait apparaître, à première vue, comme un mastodonte tout fait de muscles et couvert d’une peau continuellement bronzée. Ce brun ténébreux, qui conserve souvent une barbe de quelques jours, rappelle continuellement sa nationalité par son teint cuivré toute l’année, entretenu par ses nombreux voyages en Australie. James possède tout particulièrement un regard dont il est un exploit pour en rester insensible : il y a toujours un sentiment, un message qui s’inscrit dans ses yeux cachou.
    Les nombreux travaux exécutés quotidiennement par cet homme ont sculpté un corps assez athlétique et, accompagné des attraits de naissance, lui façonnent un physique des plus avantageux pour son âge. Peut-être que la régénération rapide de ses cellules en est également pour quelque chose...
    James se présente le plus souvent avec une belle chemise à carreaux, un pantalon confortable et des boots. Il possède aussi une épatante collection de chapeaux en cuir et, pour les grandes occasions, pas mal de vêtements RM Williams. Comme tout drover digne de ce nom, James a aussi des oilskin coats typiques et idéals pour les Longs Paddocks. Il allait de soi qu’il en ramènerait au Wildfire’s ranch lors des jours pluvieux bien plus fréquents qu’au Queensland. Il possède toujours, à son poignet, un bracelet en crins de longue date et un autre de cuir semé de dents de crocodile, présent de sa nièce Adèle.


    Poste désiré et motivations :
    On pourrait songer, de cet homme dont l'expérience se résume à un amas de connaissances, que James voudrait poursuivre une carrière de star sur les grands podiums ; cependant, telle n'est pas sa destinée. S'il est ici, c'est pour tenter de donner un sens à sa vie et d'offrir au monde ce qui lui est possible d'apporter. Officiellement, James met les jeunes chevaux sur la voie : il explique aux poulains ce à quoi ils sont destinés, il leur apprend à aimer l'homme et à comprendre ce que ce dernier attend de ces jeunes chevaux, il les panse aussi de leurs peurs. La vie étant elle-même une route infinie d'apprentissages, James utilise ses acquis de dressage pour former les chevaux afin qu'ils puissent offrir le meilleur d'eux-mêmes à leur cavalier, qu'il s'agisse d'une promenade ou d'un important concours hippique. Cependant, le caractère antipathique de ce maître retient souvent les cavaliers.
    Pour le bien être de tous, ce loup solitaire n'hésite pas à protéger les siens. Ainsi en se promenant, il lui arrive très souvent de rafistoler une clôture et de revenir le lendemain pour la réparer avec le matériel nécessaire ; lorsque les chevaux en semi-liberté ne parviennent plus à se nourrir, malgré la neige aveuglante et glacée de cette région sauvage, ces derniers savent que James arrivera bientôt avec du foin, cet homme qui les retrouve à chaque fois en se fiant aux différentes traces du troupeau perdues dans la nature.
    Cet épris de la nature et des chevaux ne répondra, cependant, qu’à la distinction de drover ou de quelqu’un d’utile dans ce ranch américain.


    Pouvoir :
    La régénération de ses cellules, véloces, prête davantage à la convoitise qu'à la frayeur. Mais si ce don surnaturel est tellement jalousé, la douleur, elle, persiste toujours. Peut-être est-ce la seconde étape à franchir que de pouvoir la contrôler à son tour, bien que James ne s'en tient qu'à ce que le jour lui donne. William n'a aucun pouvoir sur son pouvoir, et il ne tente pas vraiment de le contrôler ni de le connaître ; il ne se rend même pas compte que sa volonté ou sa concentration améliore ses performances, lui qui a perdu goût à une vie palpitante et qui persiste à vivre sans trop savoir pourquoi, si ce n'est que la mutation de son organisme l'y oblige...
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:08

A L C H E R I N G A
« Son Temps du Rêve »







    Nom :
    Alcheringa

    Description de son caractère :
    Caractérielle garçonne, têtue et sauvage, Alcheringa n’en est pas moins affectueuse dans le fond. Peut-être est-elle timide ou, faute d’un caractère tout aussi asocial que possède sa mère de substitution, sans doute qu’elle se moque de toute présence étrangère à son cercle. Après tout, quoi de plus normal pour une jument qui n’a jamais connu la présence et la tendresse d’une mère ? En effet, cette dernière a malheureusement succombé en donnant naissance à la ténébreuse pouliche. Cela fait d’Alcheringa une jument qui ne connaît rien de la hiérarchie : elle se pense maître des autres dans n’importe quelle situation, avec n’importe quel troupeau. De plus, elle ne connaît pas toutes les phases de menaces précédant l’attaque ; tout cela engendre donc sa solitude, son recul dans la harde. Vivre seule ne l’embête pas plus que cela tant qu’elle possède une connaissance qui vient la voir – en l’occurrence James qui, au Wildfire’s ranch et depuis toujours, est le seul capable de l’intéresser. Par contre, si elle est restreinte à vivre dans un espace clos avec d’autres chevaux, elle demandera absolument à être la dominante et se battra, tel un étalon, se comportant même comme tel, jusqu’à ce que l’autre cède et lui soit soumis.
    Bien qu’elle n’ait jamais été écartée d’un entier pour une éventuelle saillie depuis ses sept années d’existence, Alcheringa n’a onc toléré l’approche d’un entier. Elle les fait tous tomber à ses pieds en se pavanant lors de ses chaleurs mais, furieuse de leurs tentatives de monte, elle manquera de les castrer en tapant violemment des postérieurs. Ironiquement, cette période est cependant la plus propice pour la faire travailler sur des exercices qu’elle tolère le moins.
    Avec l’humain, Alcheringa n’est pas vraiment plus tendre. En général, elle cherchera à ne pas être embêtée en restant indifférente à d’éventuels appels ; même le bruit d’un sachet de bonbons ne la fait pas frémir. En revanche, le son du grain agité la fait arriver rapidement mais, vexée de ne pas en avoir davantage ou de devoir le partager avec les chevaux, elle mordra tout le monde dans son entourage, hommes y compris, pour manifester son mécontentement. Il lui arrive parfois, en recevant une claque sur le nez pour son mauvais comportement, de mordre cette main qui lui a fait du mal. Heureusement pour James, il ne garde pas longtemps la blessure grâce à sa rapide régénération ; cependant, pour éviter cette situation par principe, il a l’avantage de pouvoir la faire plier en haussant sévèrement la voix.
    James a pris énormément de temps pour lui faire accepter le box. Ne supportant pas d’être cloîtrée, Alcheringa a détruit énormément de matériel en cherchant à fuir. James a alors équipé son box, à ses propres frais, avec de solides verrous et des protections à l’intérieur. Il n’était pas question non plus de la laisser en contact direct avec d’autres chevaux : l’un de ses anciens voisins, bien que des barres les séparent, a passé un bout de langue entre les deux et se l’est faite coupée par la jument noire. Condamnée à vivre sans contact tactile avec un autre cheval, elle se laisse tenter par la fenêtre afin d’observer ce qui se passe. De nature curieuse, elle constate et retient toutes les activités quotidiennes et, empruntant cette allure sympathique avec des oreilles bien droites et attentives, nul ne songerait que l’inscription « Prudence : cheval qui pince » figurerait sur la porte.
    En outre, Alcheringa est capricieuse au travail mais son humeur s’adoucit avec le temps. Il faut avouer aussi que James parvient à choisir les bons jours et les bonnes périodes de la journée, tout en l’enrôlant habilement lorsqu’il veut la faire travailler ; il a exploré bien des disciplines avec elle mais il la fait surtout travailler en dressage. Bien que les débuts aient été extrêmement périlleux, Alcheringa parvient à s’adonner à cette discipline sans autant de colère qu’autrefois ; elle offre même ces bonheurs prompts de rassemblers. A noter qu’elle est, en promenade, une téméraire et intrépide petite jument qui peut se faire conduire à deux doigts et qui n’hésite pas à attaquer, lors d’une course dans un champ, tout rival qui tente de la dépasser ; elle est également très raisonnable durant ces jeux et n’en profite pas pour embarquer son cavalier jusqu’au Mississipi.





    Description physique :
    Noire. Ou plutôt, elle est noir corbeau. Née dans ce manteau d’ébène, grandissant sans jamais perdre de cette splendeur obscure, Alcheringa possède une couleur de robe si recherchée. Pas un poil blanc ni bai ne jaillit quelque part, fouillé dans un épi ou à l’intérieur de son épaisse crinière. Elle arbore une musculature hors du commun, aux muscles saillants et à la massive encolure d’étalon surmontée d’un épais monceau de graisse d’où est issu l’abondante crinière de la jument. Elle possède également un dos assez court, des fesses rondes et une queue au long couard souvent plaqué contre ses fesses à la façon d’un Ibérique ou d’un Camargue caractéristique. Dotée d’un pied sûr et solide, dont son sabot assez large est d’une noirceur profonde, Alcheringa ne craint pas les mauvais terrains ou les pentes escarpées. Rapide à la course mais aux élégantes foulées au travail, elle parvient à sortir des foulées amples et relevées lorsqu’elle est en impulsion contrôlée et placée. Alcheringa est, aux premières foulées, assez inconfortable. Ses allures assez sèches et promptes, bien que rapides, donnent une impression de saccades passibles d’aboutir à un mal de mer. Cependant, elle est toute autre en étant cédée et rassemblées : elle semble s’envoler.
    Alcheringa séduit par cette tête au front plutôt large, le chanfrein rectiligne et le nez d’une douceur de velours ; ses oreilles finement dessinées et son regard profond comblent la splendeur de cette ténébreuse créature.

    Relations :
    Ayant perdu la sienne durant la mise bas, Alcheringa a trouvé en James une mère de substitution, lui qui se levait à toutes les heures de la nuit pour continuer de l’abreuver avec du lait de jument. Elle a grandi en sa compagnie et a appris le quotidien du monde parce qu’il l’y emmenait et la rassurait ce qui fait d’elle, aujourd’hui, une jument indifférente aux objets qui devraient faire peur. Elle possède énormément de confiance envers James et se fie assez bien sur son jugement : les éléments qui l’inquiètent semblent complètement anodins lorsqu’il lui montre qu’elle ne risque rien.
    James lui est aussi un agréable compagnon de jeu. Leurs amusements sont différents et, parfois, semblent complètement ennuyeux aux yeux des spectateurs ; cependant, ils démontrent leur entente et leur amitié mutuelle. James est d’ailleurs le seul capable de la gratter sans qu’elle ne se dérobe ; au contraire, la jument noire prend plaisir à ses frictions et le démontre en étirant la lèvre supérieure ou en le chatouillant en même temps.
    A l’opposé, Alcheringa peut parfois excéder James. Il suffit qu’elle commence à s’énerver en ne voulant pas réaliser un exercice ; ses reculers irritent le cavalier au plus haut point. Elle peut parfois se montrer assez agaçante quand elle se met à le fouiller à l’excès, à lui supplier des friandises en boxant de l’antérieur, lorsqu’elle le mord après avoir été contrariée ou encore, lorsque James cure ses pieds antérieurs tandis qu’il y a du monde autour, quand elle pince sournoisement son pantalon – voire la peau de ses fesses avec.



et enfin... toi !
« Qui es-tu réellement ? »



    Prénom/Surnom :
    Suk Lin

    Âge :
    17

    Célébrité de ton avatar :
    Hugh Jackman

    As-tu pris un poste vacant ?

    Comment as-tu trouvé ce forum ?
    Recommandé de la chauve-souris voyageuse

    Qu'est ce qui pourrait être amélioré ?
    Le remplaçant quand le staff n’est pas là. Bon sang, un vrai p’tit emmerdeur celui-là.

    Niveau de RP :
    0/10

    Niveau de présence :
    4/7

    Code règlement :
    Je suis une patate, et j’aime beaucoup ça.

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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 21:14


    Merci pour votre lecture - pour les courageux qui ont tout lu jusqu'au bout Wink

    Je suis ouverte à toute proposition comme les affinités, un cours de dressage, un topic en particulier, etc. Il n'y a qu'à m'envoyer un MP sans toutefois me harceler, comme cela arrive parfois (:

    Let's have fun !
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mar 4 Aoû - 23:09

Enfin terminé ! Lecture en 1h30 chrono en main xD Sérieusement, il y a un énorme problème qu'il va falloir changer absolument... non c'est pas le code règlement, pour ça tu n'as pas tort Razz Juste le caractère du monsieur. 4 mots incompréhensibles dans la première phrase, ça va pas du tout ! *chui cachééée*

Bref, mise à part que ma petite résolution m'oblige à lire une petite écriture qui fait mal aux yeux à force xD c'est toujours aussi agréable à lire ! Mais j'suis contente, j'ai décelé une faute d'orthographe Very Happy enfin je ne sais plus ou c'est donc bon... *SBAFF*

Ahem, c'est long hein, pour te souhaiter la bienvenue ?! Enfin c'est qu'à moitié nécessaire maintenant x)

Je te valide donc avec grand plaisir ! Je ne te fais pas le topo habituel, j'ai constaté que tu connaissais déjà le truc Razz

Oh, une dernière chose ! Ca t'es venu comment la "chauve-souris voyageuse" ? On me l'avait encore jamais faite celle-là Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 10:20


  • OMG , je dirais pas que j'ai tout lu parce que c'est pas vrai , mais BRAVO , car chaque début de paragraphe est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E ♥️ ( Au moins, j'ai le cran d'admette que j'ai lu que ça ... )
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 11:23


      Merci à toutes les deux ! =)


    Je sais bien que le code du réglement est bon, tu sais j'ai validé quelques fiches en ton absence... Alors, au bout d'un moment, on le connaît par coeur, hein ! *moins drôle que ça, tu meurs*

    Donc, quatre mot que tu connaîs pas, chère Elena. Va falloir retourner à l'école (les vacances, c'est connu, elles ramollissent le cerveau et la chaleur de la plage n'arrange rien du tout) ou t'abonner au Petit Robert de la langue française (:
    Alors, la méchante phrase en question : Abscons individu charismatique, cet Australien sibyllin cultive bien des secrets ésotériques : après avoir traversé la neurasthénie, James n’en revient pas moins changé.

      Abscons : difficilement compréhensible
      Individu : être ou personne considérée indépendemment
      Charismatique : qui a du charisme
      Cet : déterminant démonstratif masc. sg
      Australien : habitant de l'Australie
      Sibyllin : énigmatique
      Cultive, 3° p sg de l'ind. prés. actif du verbe cultiver : entretenir
      Bien : contraire du Mal =D
      Des : déterminant indéfini au pluriel
      Secret : truc qu'on ne peut pas révéler à tout le monde mais qu'on se plaît à dévoiler aux autres quand même
      Esotérique : seulement compréhensible pour les initiés
      Après : contraire d'avant
      Avoir : auxiliaire xD
      Traversé, part. passé actif du verbe traverser : vivre
      La : déterminant défini fém. sg
      Neurasthénie : état plus ou moins durable de tristesse
      James : moi Very Happy
      N' ou ne [...] + pas : négation
      En : pronom
      Revient, 3° p sg de l'ind. prés. actif du verbe revenir : venir encore une fois x)
      Moins : contraire de plus, bien évidemment
      Changé, du verbe changer : transformer

      Extrait du dictionnaire Comprendre Suk Lin, 2009


    Par contre j'avais pas pensé aux petites résolutions ! :$ En fait, je me suis dit que la page serait moins longue à faire défiler si je mettais une petite écriture - et que ça découragerait moins le staff vu la quantité, éventuellement *sifflote* Et ça m'étonne que tu n'as décelé qu'une seule faute d'orthographe, à mon avis il y en a bien plus et j'ai déjà repéré des répétitions de mots. Vilain James, il a pas bien travaillé.

    Et pour la chauve-souris voyageuse, ben... Je sais pas, tu dois avoir une tête de chauve-souris. T'es la 2ème que j'appelle comme ça, je te rassure :p


    T'inquiète pas Tuesday, c'est vrai qu'en voyant la longueur, ça décourage un peu - et apparemment il faut 1h30 pour lire tout ça ^^ En tout cas merci pour ton compliment pour les débuts de paragraphes x)
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 12:08

lol oui me doute bien que tu le connais par coeur maintenant ^^
Mais tu sais, l'école ne m'a encore jamais appris le sens de ces 4 mots... en fait c'était abscons, sibyllin, ésotérique et neurasthénie... merci d'en avoir fait la définition, ça aura au moins ralenti temporairement le ramollissement de mes neurones xD

mdr pour être honnête la taille de l'écriture m'a plus découragée que la quantité : je ne m'attendais pas à moins en sachant le nombre de mots xD

Oui j'ai vu aussi une répétition de "puis" je sais plus ou, mais bon je dis rien je suis la première à en faire autant (même plutôt pire x)) mais sinon, je ne peux pas critiquer, ça dépasse de loin mon petit niveau xD

Une tête de chauve-souris affraid je suis vexée là xD ça me rassure si je ne suis pas la seule :p

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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 12:36


    Ah, je me doutais un peu pour ésotérique et neurasthénie surtout. Ravie d'avoir ralenti le processus de ramollisement de tes neurones !

    Zut pour la taille d'écriture : on peut parfois bien se tromper. Mais c'est vrai que j'avais pas du tout envisagé ce problème de ce point de vue là.

    Mais ne sois pas vexée pour la chauve-souris : j'adore ces petites bêbêtes I love you

    (Hééé j'suis dans le staff ! Vous étiez en manque de sadiques ou quoi ? *sifflote*)
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 13:15

T'inquiète pas, quand on est pris dans l'histoire on ne fait même plus attention à la taille de l'écriture Wink

Bon, si t'aime bien ces bêtes, alors ça va... Razz

(Mdr oui j'avoue, on est un peu en manque xD Co'admin ça te va ? Ou admin de remplacement, comme tu veux xD)

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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 14:19


    Ca va alors ! =D

    Et comme tu veux, moi ça m'est égal (: Je serai de toute façon ravie de donner un coup de main au staff, même s'il est présent d'ailleurs I love you
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 16:58

Oh c'est gentil, il n'y a aucun problème, tu peux nous aider autant que tu le désire même quand on est là, si ça ne te dérange pas =)

D'ailleurs, Steven est d'accord aussi #SBAFF

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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 17:01


  • J'espère juste que tu seras pas une sado mazo sans coeur. *SBAFF*
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 17:04

Ah, ça... mazo je sais pas, mais sado ça c'est sûr xD Je vous plains !!

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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 17:23


  • Toi , Elena , tu es gentille au moins , hein ? What a Face Parce qu'il faut protéger tes petits membres chéris de la sado sans coeur qui vient de débarquer =P

* En parlant de ça... Enfait , non , pas tant que ça , mais je peux changer d'avatar ? *.*
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 17:43

Moi ! Oh oui je suis adorable t'inquiète pas *sifflote*
je vous protégerai contre le grand-méchant-loup

Oui pas de problème, tu peux aller faire une demande dans le recensement des avatars =)

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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 19:57


    Si vous voulez vous plaindre de moi, adressez-vous à Noé. Quand je ne suis pas de bonne humeur, ça veut dire qu'il a été vilain ou qu'il n'a pas rempli son travail de me réconforter =)
    Bien qu'il y a à peine 10 minutes, il a été plutôt vilain mais ça va, je ne suis que de mauvais poil en RP et pas en HRP Wink

    Par contre, Elena, gentille... Mmh j'ai des doutes, parce que les jolis masques cachent bien souvent de véreux visages... *sifflote*
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MessageSujet: Re: › James William Henderson ‹   Mer 5 Aoû - 20:17

à elle a un joli visage maintenant ? elleresemble plus à une chauve-souri ?

je sais je sais je sort
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